Kingdom Builder

Bâtisseurs d’Empire. Un premier article signé d’un membre du réseau en direct à peine décalé de quelques semaines.

Kingdom Builder

Dans la grosse boîte de Kingdom Builder, on trouve 8 grands plateaux de jeux, des marqueurs de lieux et des aides de jeux en carton épais, un paquet de cartes terrains et un autre de cartes objectifs et enfin un lot de pièces en bois représentant les cités des joueurs. Pourtant la mise en place de la partie et l’explication ne prennent que quelques minutes : Kingdom Builder, c’est beau mais c’est facile.

En réalité, tout le matériel n’est pas utilisé à chaque partie : on utilise 4 des 8 plateaux de jeux que l’on combine avec 3 des 10 cartes objectifs qui seront communs à tous les joueurs. Comme dans Dominion, un jeu du même auteur, on sait immédiatement que toutes les parties seront différentes car les combinaisons possibles entre les éléments du jeu sont très nombreuses.

Le but du jeu est de marquer un maximum de points en posant judicieusement ses cités sur le plateau. Lorsque vient mon tour, le type du terrain m’est imposé par l’unique carte que j’ai en main et la contrainte de devoir poser ses cités adjacentes les unes aux autres, tant que c’est possible.

Le jeu, simple et familial, ne manque pas d’intérêt pour autant. En effet, lorsqu’on parvient à construire une cité à côté d’un lieu marqué sur le plateau, on récupère une tuile hexagonale qui permettra de mener une action supplémentaire lors des tours suivants (déplacer une cité, en ajouter une sur un terrain donné, …). Quels lieux sont alors les plus intéressants en fonction des objectifs ? Comme utiliser au mieux ces nouvelles possibilités ? Comment créer la liberté de pose dont la mécanique du jeu semble vouloir me priver ? Voilà les questions que tous les joueurs vont rapidement se poser ! Et s’ils ne trouvent pas les réponses cette fois-ci, ça n’a pas d’importance : on refera une partie !

Kingdom Builder est un jeu pour 2 à 4 joueurs de 8 ans et plus dont les parties durent 40 minutes environ.

Maxime, un jour de printemps 2012.


Wings Of Glory …

Les Ailes de la Gloire en vf !

Petite rétrospective sur une série avec plein de figurines qui a commencé son aventure sous forme de livre…


Qui se rappelle de Vous êtes l’as des As ?

Oullllllaaaaaaaaaa, Gallimard, la série des Jeux dont vous êtes le Héros. 1986. Presque 30 ans. Pfff, un truc de dinosaure dans le monde du jeu de société moderne. Presque 30 ans. Bon, ça tombe bien, nous en sommes. Plutôt du genre végétariens et un peu balourds, mais vénérables néanmoins…

Véritable bombe ludique, L’As des As (le titre complet, c’est bien Vous êtes l’As des As, mais, trop long, l’As des As est devenu l’appellation courante) change la donne dans la série et ce pour plusieurs raisons :

  1. Il s’agit d’un coffret de trois livrets au lieu d’un livre de poche. Il comprend un livret As allemand, un livret As allié et un carnet répertoriant les avions de la première guerre mondiale, les pilotes célèbres et des feuilles de marques avec des campagnes possibles des règles optionnelles pour jouer à plus de deux, augmenter le réalisme…
  2. Les livrets sont illustrés de photos d’avions reprenant les vues à partir des positions relatives des deux avions avec un tableau des mouvements extrêmement simple pour se décider… mais un peu technique à résoudre (cf. ci-dessous).
  3. Il s’agit d’un livre pour lequel on joue à deux et non tout seul et les duels durent à peine 15 minutes. Une véritable révolution à une époque ou n’importe quel wargame de base se joue en 4 à 6 heures… minimum !

Comment ça marche ?

Après avoir chois une position de départ, chacun choisi sa prochaine manœuvre qui lie gestion de sa vitesse, de l’altitude à celle-ci. Bien sur, fonction de vos précédentes action et des capacités propres de votre avion, certaines seront plus difficiles que d’autres, voir impossible. Et bien sur, cela influencera aussi les résultats des tirs de votre adversaire fonction de ce que vous êtes comme cible suite à cela !

Venait, après le choix de la manœuvre, la résolution. Simple à l’époque, cela serait jugé un peu beaucoup abscons de nos jours. Chacun donnait à l’autre le code de sa manœuvre, lisait sur sa page la page à laquelle il devait se rendre avec sa manœuvre et là, regardait la page de destination finale fonction de la manœuvre de son adversaire. Presque simple mais efficace et donc… répétons le : révolutionnaire !

Dans la lignée, il existait une extension avec des pilotes, uniquement en anglais. Il fut aussi édité en français un coffret sur des duels de cow-boys – très décevant à cause des limites géographiques et pour lequel les extensions ne furent jamais produites – ou un autre opus sur des magiciens chevauchant des dragons, pâle copie du grand frère…

Et on arrive en 1993…

Oui, le temps passe vite… C’est alors la grande époque pour Oriflam qui axe une partie de ses production vers des traductions de wargames accessibles au plus grand nombre. Et là, il s’agit de Blue Max en VO. Les Ailes de la Gloire en vf…. Tiens, on y arrive peu à peu à ce fabuleux titre…

En fait Blue Max est antérieur à L’As des As puisqu’il date de 1983. Mais pour le public francophone, c’est la stricte transposition sur carte du succès L’as des As et elle arrive en 1993 !

Le jeu est un jeu sur carte dont les mouvements sont rythmés pas des hexagones. C’est bien à cela qu’on reconnaît un wargame sérieux, non ?

Votre avion pointe vers un bord d’hexagone et, là aussi, les fiches avions vous indiquent quelles sont les manœuvres possibles, ce que sait faire votre pilote que ne savent pas faire les autres et tout et tout…. La résolution est alors beaucoup plus simple : on effectue les mouvements simultanément puis, on regarde qui est dans la ligne de mire de qui…

Comme vous pouvez l’imaginer assez aisément, outre que le format sur carte permet de visualiser, de s’immerger plus avant, le système permet surtout de gérer au delà des duels en simulant les affrontement d’escadrons en combats tournoyant, donnant naissance aux premières tactiques et doctrines aériennes. Comme dans la vraie Histoire en somme…

L’étape d’après ?

Il y en avait deux, des étapes à franchir. Se débarrasser des hexagones et adjoindre des figurines pour rendre tout ça encore plus immersif. Elles vont l’être quasi dans la foulée…

En 2004, Famous Aces, le premier opus de Wings of War, introduit le duel aérien avec des cartes représentant les avions. La silhouette de celui-ci est dessiné sur une carte de petit format et, pour chaque avion, un paquet de cartes de manœuvres prenant les informations nécessaires est fourni. On joue sur une surface plane sans repère particulier. Une photo aérienne des champs de bataille tirée des sites d’archive par exemple ?

Il suffit alors de jouer celle-ci en la plaçant correctement par rapport à son avion et la flèche noire indique alors la position finale de l’avion. Il ne reste plus alors qu’à vérifier avec l’aide d’une réglette si votre cible est bien dans votre arc de tir et à distance. Comment faire plus simple et efficace à la fois ?

En 2007, on voit les premiers packs comprenant des figurines dédiées au jeu. Celles-ci comprennent un socle qui remplace la carte d’origine qui sert de support à un système d’échelle pour simuler d’un coup d’œil l’altitude et sommet de laquelle se tiennent de superbes figurines. La seule chose qu’on puisse leur reprocher, c’est d’être fabriquées en Chine à cause du dumping social et du peu de soucis des coûts en pétrole pour le transport… Mais bon… Sur nombre de jeux/jouets, il n’y a plus d’usines en Europe…

Et depuis ?

La collection, avec des variations d’éditeurs mais au matériel entièrement compatible, s’est élargie à la seconde guerre mondiale. Reprise par un éditeur plus ou moins successeur de cette histoire sous le titre Wings of Glory, on retrouve « Les Ailes de la Gloire » ! Le matériel est pour l’instant distinct au niveau des avions mis en jeu, mais complètement compatible…
La mécanique à base de mouvements gérés par des cartes fut reprise sur différents thèmes ou le mouvement est au cœur des combats, sur le plan naval bien sur !

On retrouve ce principe sur des jeux de bateaux à construire tel Pirates of The Spanich Main. Il s’agit de bateaux à collectionner et à constituer en escadre pour battre en tournoi vos adversaires qui auront eux-mêmes constitué leur escadre imbattable… Le jeu possède de nombreuses déclinaisons et fait parti de ces gammes à collectionner. Donc, joli mais… avec un rien de gouffre financier ! Même si les déclinaisons, abordant des thèmes historiques ou fantastique sont plutôt très sympas. On retrouve donc ce principe de la réglette qui régit les mouvements sur une surface de jeu plane. Les prémices du « vrai » jeu de figurines donc.

Sur un plan plus familial que Pirates…, au niveau de Wings of War voir plus simple, on trouve également Regatta de chez Gigamic. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une régate de voiliers avec des bouées à dépasser en premier. Accessible au plus jeunes !

Alors, nous on aime bien car cette série « Wing Of… » est arrivée à une grande maturité, un niveau de simulation suffisant pour une complexité tout à fait abordable. Comparable à la série Down in Flame à ce sujet, elle a le mérite de réduire le phénomène de hasard de cette dernière tout en étant plus facile à trouver en boutique et… en français !

De plus, les figurines, pré-peintes, sont de très bonnes facture et permettent d’envisager un investissement sur un système de règles plus technique en ayant un matériel réutilisable et compatible ! Ou encore de s’en servir pour les substituer au Pack Aérien non disponible pour Mémoire 44 en téléchargeant les règles de cette extension sur le site de l’éditeur.

Bref, du bonheur et c’est pour cela que vous pouvez retrouver sur notre e-boutique cette collection de figurines plus proche du jeu de société que du jeu de figurine classique qui n’est pas notre spécialité première !

La collection Seconde Guerre Mondiale, c’est Ici ! La Première Guerre Mondiale, c’est !

Cassandre,

Le 18 avril 2012


Avril 2012

Bonjour…

… et bienvenus sur la news lettre de votre boutique Bella Ciao : http://www.bella-ciao.fr/boutique !

Voilà, presque deux mois. Et pourtant, on a l’impression que c’était hier. Enfin, je parle pour les anciens abonnés de cette news.
Pour les nouveaux, c’est tout récent, mais vous pouvez retrouver les anciens gribouilles ici !

Ce mois-ci, pas le temps de récolter les différents lieux et dates où vous pourrez nous croiser. On verra ça dans 10 jours.

Par contre, on a quelques infos. D’abord, pour les plus impatients, voici les retour annoncé de quelques perles recherchées depuis plusieurs mois :
- Agricola et son extension Les fermiers de la Lande : courant Avril (plutôt vers la fin !)
- Caylus, nouveau look ! Bon, lui on ne peut encore le précommander, nous ne connaissons pas sont tarif. A suivre…
Citons également en vrac l’extension PEGASUS pour BattleStar Galactica, Et Toque !, A Few Acres Of Snow et le Disque-Monde à Ankh-Morpokh

Bon, diriez-vous avec raison, il n’y en a que pour le joueur de kubenbois avec de la gestion dedans sans même fournir les aspirines…

Et bien non, un autre retour s’annonce ! Du Party Game comme on les aime ! On vous le présente ?

SUPER COMICS !

Mais encore ?

Vous êtes un Super Héros. Pour sur ! Mais les autres aussi…. AÏe !
Mais alors, qui est le Héros des Super Héros ?

Simple, organisons quelques tests…

Avec de l’intelligence dedans par exemple : Quel est le rang dans l’alphabet de la lettre R ?
Voilà, balaize ça, non ?

Un super héros, tel Clark enfilant son super slip ridicule rouge, se doit de pouvoir passer de son ‘costume’ civil à celui de Super Héros en moins de temps qu’il ne faut pour le dire….
Alors, là, le point ira à …. Celui qui enlèvera le plus vite ses chaussettes !

Voilà. En cas de doute sur la nature profonde de votre superhéroïtude, on pourra pousser les tests impitoyablement scientifiques plus avant !
Gens sérieux s’abstenir. Et donc : Il revient bientôt !

L’AS d’OR ?

Oulala… parler d’un sujet comme ça près d’un mois et demi après…

C’est vrai, chez Bella Ciao, on gère l’info à notre rythme. D’abord parce que ce n’est pas notre métier de gérer l’info.
Notre métier, c’est plutôt de faire jouer les gens, qu’ils éteignent leur télé, qu’ils puissent prendre du plaisir avec leur enfant, leurs parents, leur compagnon, les voisins, les amis, les gens qui passent…

Bref, tout ça pour dire : Cannes, nous y étions et avec un différé (très) très léger, voici le résultat :

TAKENOKO : A tout seigneur… LE AS D’OR. Et en plus, ce jeu fluide ou vous devrez nourrir un pânda tout mimi mais affamé de bambou est de retour en stock depuis deux semaines ! Ne vous privez pas…

RICK LE GEANT : Le prix Enfant. Bon, là, on est tout honteux, la gamme Haba n’est toujours pas en stock. Mais bon, on n’en dit aps plus, on ne voudrait pas spoiler (pardon pour cet anglicisme) la prochaine newsletter…

OLYMPOS : Catégorie Expert. Par le créateur de Smallworld. Et ce n’est pas si dur. ALors, qu’attendez vous pour devenir Expert ?

Sherlock Holmes – Détective Conseil : Prix Spécial du Jury. Attardons-nous deux minutes sur ce jeu. Réédition plus (beaucoup beaucoup plus jolie) de Détective Conseil, ce jeu vous ravira les papilles. Réédité avec près de 20 ans de décalage, il ramasse l’As D’Or – Prix du Jury après avoir eu à l’époque un Spiel des Jahres… Hummm…. On en verserait presque une larme en pensant à nos amis d’Ystari à qui nous devons ce somptueux travail… Un bémol : Il revient en stock mais on ne sait pas vraiment quand.

Ah oui ? C’est vrai : petit rappel.

L’As D’or-Jeu de l’Année est le prix le plus prestigieux pour une création ludique en France. Voilà, c’est dit. Mais comme l’info sur l’As D’Or s’adressait surtout à ceux qui ne suivent pas au jour le jour l’actualité ludique, ça semblait important de le préciser.

Voilà. Alors, que vous dire de plus ?

Rien. A si, allez….

Le soleil donne. Le jardin est très accueillant et là, je m’en faire une pause café pour tester deux nouveautés dont vous entendrez bientôt parler.
Agricola – Terres d’Elevages. A 2 joueurs, il reprent certains principes du grand frère pour un jeu plus condensé, plus rapide… et qui latte plus !
Africana : Un jeu de « parcours ». Il rappelera des sensations à ceux qui connaissent Auf Achse, ce Spiel des Jahres de 1987. Avec des trucs en plus niveau gestion et interactions. Et un thème plus joli que celui de camions à charger, livrer, décharger…

Voilà. J’espère qu’avec cela vous allez :
1 – être jaloux un rien parce que quand même il faut bien qu’il y ait un avantage à manier des caisses, des cartons et faire du paramètrage en php, SQL et autres HTML…
2 – avoir envie de jouer autour d’un limonade sous un parasol vous protégeant d’un soleil de plomb,
3 – être pressé de recevoir notre prochaine newsletter pour savoir où et quand venir nous rencontrer…

A bientôt à vous tous,

Et faites attention aux enclumes qui volent, elles sont particulièrement agressives cette année…

Pour Bella Ciao,
Nicolas Gourmaud

N.B.: Image non libre de droits trouvée sur le net sans possibilité de joindre son auteur. Si celui se reconnaît, qu’il nous contacte. Merci.

Février 2012

Bonjour…

… et bienvenus sur la news lettre de votre boutique Bella Ciao : http://www.bella-ciao.fr/boutique !

Et pour les habitués, on vous l’avait bien dit ! Nous ne sommes pas des violents du spam… Cela fait deux mois sans nouvelles.
Alors, lorsque vous lirez ci-dessous, vous comprendrez sûrement mieux. Et pour les nouveaux : nous adressons cette newsletter une fois par mois MAXIMUM !

Et on y parle de quoi ? Et bien comme la meilleure façon d’acheter un jeu, c’est d’y avoir joué avant, on vous propose des dates et des lieux pour aller jouer.
Et puis le jeu, c’est comme disait la pub, comme les frittes McMachintruc : il y a ceux qui en parlent et ceux qui en mangent. Alors, Mangez-en !

Alors, au sommaire…

  • Des Lieux pour Jouer
  • Le Futur As d’Or
  • Des améliorations de service sur votre boutique en ligne

Des Lieux pour Jouer !

A Blois, vous pouvez retrouver Pauline (presque) TOUS les vendredi soirs au bar Le Rugby ) partir de 20h30.
A Colmar, là vous retrouverez Maxime dans plein de trucs de fou ! Allez donc visiter son joli site, ici : http://www.1max2jeux.fr
A Orléans (enfin tout proche), vous retrouverez nos mais du Coffre A Jeux très régulièrement en allant sur leur site, Ici : http://lecoffreajeux.blogspot.com

A noter, la soirée spécial Small World car le monde est trop petit : http://lecoffreajeux.blogspot.com/2012/01/soiree-speciale-smallworld-le-samedi-18.html
Ce soir là, c’est la salle qui risque d’être trop petite !

Voilà. Il faudrait aussi qu’on vous parle du nord, de l’est, du centre, de l’ouest, du sud, du sud-ouest, de la Bretagne… Pffffff, tout ça à faire… On y vient, on y vient…

Le Futur As d’Or

Cannes, sa croisette, son Festival des Jeux… Même si le nombre de visiteurs annoncé par les organisateurs du Festival est largement … à recompter (un peu comme des chiffres de manif entre ceux de la police et ceux des manifestants en quelque sorte), Cannes est un festival de premier plan (le second en France en terme de visiteur) surtout car il couronne avec l’As D’Or le Jeu de l’Année. Cette récompense est la plus haute distinction en France pour un jeu et, pour le public francophone, la plus haute au monde, directement après le fameux Spiel des Jahres !

La liste des nominés :

- CUBULUS (Gigamic)
- FAME US (Moonster Games)
- KING OF TOKYO (Iello)
- LES CHATEAUX DE BOURGOGNE(Alea/Ravensburger)
- LES DEMEURES DE L’EPOUVANTE (Edge)
- OLYMPOS (Ystari Games)
- PIRATES ! (Djeco)
- PYRAMIDE D’ANIMAUX – LA GRANDE AVENTURE (Haba)
- RICK LE GÉANT (Haba)
- SANDWICH (Le Joueur)
- TAKENOKO (Bombyx / Matagot)
- TOURNAY (Pearl Games)

Une petite présentation de chaque à télécharger depuis le site du festival !

Petit rappel : Tous les jeux nominés sont bons et un bon jeu n’est pas forcément nominé pour plein de bonnes raisons dont la principale : le nombre de place est limité ! Tous ces jeux sont bons. Seulement, certains vous plairont, d’autres moins, voir ne vous plairont pas…
On vous le disait : la meilleur façon d’acheter un jeu reste de le tester avant ! ;)

De notre côté, comme vous avez pu le remarquer, vous pouvez allez voir nos petits commentaires directement en cliquant sur le nom du jeu… Sauf pour les trois jeux enfants de Haba et Djeco. Nous ne vendons pas pour l’instant ces deux éditeurs… mais ce la ne saurait tarder ! (Pour ceux qui suivent nos news, cela fait plusieurs mois que nous vous en parlons… patience et longueur de temps… Notre gamme petite enfance et enfance ne saurait se développer sans que nous même ayons toutes les capacités quant à ce jeune public et, nous le disons sans honte, ce n’était pas notre priorité car il y a déjà tellement d’acteurs sur ce sujet. Mais les choses changent, elles avancent… Spécialement car nombreuses sont les sollicitations quant à apporter notre point de vue si spécifique au ludique des plus jeunes).

Bref, pour les plus chanceux d’entre vous, rendez-vous à Cannes ! Vous pourrez nous y rencontrer… si vous devinez sous quels déguisements nous y sommes. En soutient auprès d’éditeurs, pour aider des amis de la profession, en visiteur, les membres du réseau Bella Ciao seront nombreux sur place. Mais incognito… Saurez-vous nous reconnaître ?

Des améliorations de service sur votre boutique en ligne

La période de Noël est terminée, la période des Voeux aussi ! Vous avez pu nous rencontrer sur plein de lieux dont le Marché de Noêl à Orléans ! Pour autant, nous n’avons pas oublié ceux qui sont loins et nous travaillons actuellement à développer et améliorer nos services.

Une meilleur visibilité de notre réseau :

Comme vous avez pu le constater, la partie service de notre activité n’est pas très à jour. Pas du tout en fait. C’est ici : http://www.bella-ciao.fr
Dans les mois qui viennent nous espérons pouvoir vous proposer une navigation agréable sur cette partie du site, découpée entre nos offres de services (les différents types d’animation que nous pouvons mettre en œuvre un peu partout en Métropole) et notre réseau d’animateurs-vendeurs actif au quotidien dans les zones les plus rurales comme les plus urbanisées…
Mais comme nous sommes exigeants et que nous ne sommes pas des spécialistes de l’informatique. Alors, là aussi, on prend notre temps, on analyse, on teste…

Des Jeux… et des Extensions !

De nombreux jeux comportent des extensions. Et comme ça commençait à devenir un peu fouillis sur la e-boutique, nous avons réorganisé la rubrique Extensions.
http://www.bella-ciao.fr/boutique/category.php?id_category=53

Ainsi, depuis le lien ci-dessus, vous pouvez direct cliquer sur le jeu qui donne lieu à des extensions et ainsi voir toute la gamme consacrée ! Attention ! Les jeux qui ne comportent qu’une seule extension ne sont pas listé et pour avoir accès à celles-ci, il vous faut scroller plus avant vers le bas : c’est là qu’elles y sont celles qui n’ont pas de petites sœurs ! Et nous ouvrirons une nouvelle sous-rubrique à chaque fois qu’un jeu se verra doté d’une seconde extension !

Recevoir vos Commandes

Depuis quelques temps, vous ne recevez plus votre numéro de colissimo suivi. Outre qu’il est toujours possible de nous les demander si beosin, nous sommes insatisfait de notre système automatique actuel.

Nous travaillons en parallèle à mettre en place un système de livraison en point relais. En effet, nombre d’entre vous ne peuvent aller facilement retirer leurs colis dans les bureau de poste, soit à cause des horaires d’ouverture, soit à cause de la situation géographique.

De ces deux problèmes, nous étudions actuellement plusieurs offres et, au regard des difficultés rencontrées avec certains transporteurs, nous étudions les meilleurs solutions, celles offrant les meilleurs garanties. Il est quasiment certains que nous retiendrons plusieurs dont une principale. Celle-là bénéficiera des meilleurs conditions tarifaires (puisque nous aurons des réductions sur les volumes) mais vous aurez ainsi le choix entre différentes solutions. Notre objectif est d’assurer les conditions de livraison les plus stables, en particulier au moment des fortes tensions : La période de Noël (Colissimo est très très surchargé à ces moments là et la manipulation des colis laisse quelque fois à désirer…).

Et, rappelons que pour vos pré-commandes, lorsque vous choisissez le mode de règlement par chèque, nous n’encaissons ceux-ci seulement lorsque votre commande est en cours d’expédition ! C’est particulièrement utile car nous ne pouvons absolument pas garantir les dates de disponibilité d’un jeu à venir. Or, si un jeu est repoussé de plusieurs mois et que vous avez payé par CB, nous sommes en possession d’une somme qui peut vous faire défaut pendant ce laps de temps…

Votre avis

Votre avis nous intéresse. Peut-être recevrez vous un questionnaire anonyme d’ici quelques temps. Ou pas.
Quoiqu’il en soit, n’hésitez pas à nous écrire, nous solliciter, nous proposer des idées, des trucs qui font que cela vous faciliterait la vie pour vos commandes, retrouvez un jeu sur notre e-boutique, y trouver une référence qui n’y est pas…

Des Archives :

Et pour retrouver nos newsletters, il vous suffit maintenant de cliquer pour les retrouver. Et pour les recevoir, le plus simple est de vous y inscrire sur notre boutique en ligne !

Et pour clore cette première de l’année 2012, bien que la période officielle des vœux soit terminée, ne nous en voulez pas si, reprenant la jolie phrase d’un ami, nous vous souhaitons que les cailloux petits et gros évitent les semelles de vos souliers…

Pour Bella Ciao,
Nicolas Gourmaud


De Tour et Tassis….

THURN Und TAXIS
Où comment une famille avec le sens de l’organisation donne le nom à un très bon jeu, même si celui-ci est très peu connu…

Un peu d’histoire…

La maison princière de Thurn und Taxis (La maison de La Tour et Tassis ou de Tour et Taxis en français local) est une famille allemande.

Dès le XIIIème siècle, les Tassis ont la réputation d’avoir organisé le transport de correspondances. Au XV, Rugginao de Tassis fonde un service en Italie. Son petite-fils est nommé Grand Maître des Postes à Innsbruck en 1489. Avec ses parents, dont son frère François établi à Bruxelles, il développe un système de poste international. Charles Quint pose la pierre finale en nommant Johann Baptista von Taxis Maître Général des Postes. Et hop, c’est parti pour des siècles de monopole postal.

Mais cette famille est également connu pour d’autres activités industrielles. Allez gageons que nombre d’entre vous vont trouver cela sympa : une brasserie, vendue depuis à un groupe munichois. Une bonne notion du développement vertical de l’entreprise ? Après vous avoir amené les mauvaises nouvelles, une petite bière pour noyer son chagrin ?

En 2006, Hans Im Glück (éditeur de jeux basé à Munich), s’en prend à ce thème assez local finalement et édite le Jeu Thurn Und Taxis. S’il ne bouleverse pas le Landerneau ludique, c’est avec raison qu’il remporte le Spiel Des Jahres la même année.

Détaillons un peu ce qui fait la force de ce jeu qui, de sa relative complexité, n’a pas rejoint un Carcassonne ou un Aventuriers du Rail comme succès planétaire…

De la Mécanique ?

Le mécanisme est simple : Je pioche des cartes de ville à relier entre elles, je les assemble pour former une ligne de relais postaux puis je les installe lorsque je trouve que c’est assez long.

Donc, à chaque tour, je pioche, je pose et je dis si j’installe mes relais. Tout cela augmenté d’une action supplémentaire qui est de soit piocher une seconde carte de ville, soit en poser deux, soit de mélanger toutes les propositions qui me sont faites (parce que je suis un enfant gâté et pas content). Une autre option peut aussi être d’accélérer la mise en place du réseau par un « fouette cocher ! » bien senti !

Mais alors, si c’est simple, où est-il l’intérêt ludique ? En voilà une bonne question…

De l’intérêt !

Tout d’abord, il faut faire des choix. Il faut pouvoir s’assurer de pouvoir continuer un réseau en cours de construction qui n’est pas encore installé sur la carte. Sinon, on casse tout, on recommence et les adversaires rigolent en silence avec un faux air navré. Donc, dès que l’on peut, il faut anticiper le tour qui suit.

Ensuite, l’installation : transformer sa route de carte en présence de relais sur le plateau nécessite de faire un autre choix dès la conception. Soit il faut viser un Land complet à mettre en réseau, soit il faut viser de « ravitailler » un maximum avec un relais à chaque fois. Là encore, si la diversification semble payante, ce n’est pas systématique et c’est à gérer en fonction de l’avancée des choses. A anticiper là aussi !

Et, surtout, il existe deux façons de clore la partie. Soit lorsque vous avez posé tous vos relais postaux, soit lorsque vous aurez atteint le niveau 7 de liaisons de relais. Autant le dire, pour gagner, le mieux, c’est d’être capable de switcher (basculer !) entre les deux techniques. Il faut mettre la pression à vos adversaires et une bonne façon de le faire c’est qu’ils ignorent jusqu’à la fin le choix que vous allez prendre pour clore la partie.

Du Conseil :

Disons plutôt de l’observation. Il vous faudra faire vos propres choix…

20 Relais pour 22 Villes. Observation essentielle puisque, si vous voulez maitriser le jeu, on peut penser que vous allez donc être celui qui décide de clore la partie. En posant tous ses relais par exemple. Et donc, poser les 20 revient – un peu – à définir quelles sont les deux villes qui ne seront pas desservies. Là on comprend rapidement le dilemme. Sur une partie classique (i.e. Pas trop rapide), vos adversaires auront le marqueur de PV (Point de Victoire) de diversité. Il vous le faut aussi, à priori. Cela interdit de faire l’impasse sur les Lands bi-couleur, sauf le orange-rouge. Ou alors il faut le faire sur deux et c’est un de trop ! Les lands à oublier ? Le mauve ? Le blanc Bayern ? C’est obscur ce qui précède ? Sortez le jeu, dépliez la carte et prenez deux relais. Placez les sur deux villes et voyez quels jetons de points de victoire vous n’obtiendrez pas. Cherchez à en obtenir le maximum (parce que c’est comme ça qu’on gagne, en ayant plein de points !). Petit exemple contre grand discours…

Des Axes de Passages : Ces villes sont souvent doublées de la caractéristique d’être unique côté couleur. S’il est vrai que Lodz (couleur unique mais au fond de la carte) ou Kempten (couleur du grand Bayern mais noeud essentiel) sont des contre-exemples, Innsbrück, Pilsen mais, et surtout Sigmarringen sont des villes clés : Elles donnent un accès direct à de nombreuses autres Land en plus du leur ! Rappelez vous que dans le paquet de cartes, il y a trois exemplaire de chaque ville. Il y en a qu’il faut particulièrement surveiller. On vient d’en nommer qui doivent l’être en permanence…

Du Rythme ! Finir avec un niveau de 7 de Relais, ça se mérite. D’autant qu’il est possible de le faire vite. Très vite. Et là, vous pourrez faire l’impasse sur nombre de marqueurs de PV : votre objectif est de faire paniquer vos adversaires qui partaient sur une partie tranquille, prenant le temps de se développer consciencieusement. Evidemment, dans cette optique, l’élément clef, la pierre de voûte, c’est le cocher !
Votre objectif est d’arriver à 7 en un minimum de coup. Alors, voilà un déroulement théorique :
Tour 1 : 2 (cartes) C(hoisies), 1 (de) P(osée) – R(este) 1 (en main)
Tour 2 : 2 C, 1 P – R 2 ; Tour 3 : 2 C, 1 P – I(nstallation), R 3, N(iveau) 3 atteint
Tour 4 : 1 C, 2 P – R 2 ; Tour 5 : 1 C, 1 P, Cocher ! – R 2, N 4 !
Tour 6 : 1 C, 2 P – R 1 ; Tour 7 : 1 C, 1 P, Cocher ! – R 1, N 5 !
Tour 8 : 2 C, 1 P – R 2 ; Tour 9 : 1 C, 2 P – R 1 ; Tour 10 : 1 C, 1 P, Cocher – R 1, N 6 !
Tour 11 : 2 C, 1 P – R -2
Tour 12 : 1 C, 1 P – R 3
Tour 13 : 1 C, 2 P – R 2
Tour 14 : 1 C, 1 P, Cocher ! – R 1, N 7 !
Les tours 11, 12 et 13 peuvent être intervertis en veillant à ne jamais finir un tour sans avoir au moins une carte en main (pour ne pas être obligé d’en piocher deux la fois d’après).
Voilà, en 14 tours, la partie est finie. Vous aurez posé un peu moins de relais que les autres. Mais les 10 points de victoire du niveau 7 plus celui de déclenchement de fin de partie devraient largement suffire ! Il y a un petit côté problème d’échec comme à la fin de votre journal préféré, mais… essayez donc cette recette !

Parce qu’il faut bien une conclusion :

S’il laisse un semblant de grande part au hasard (ce qui déplait aux gestionnaires purs), il est un brin trop technique pour avoir connu le succès de certains jeux couronnés par l’obtention du Spiel Des Jahres.
Mais, c’est cet aspect calculatoire qui en fait un jeu ou le hasard intervient mais peu et que votre talent sera de maitriser celui-ci, fonction des évènements !

Cassandre,
Le 20 août 2011


Bientôt, Ici aussi….

Oui, Bientôt….

On avance, on avance…
Mais comme les choses ne se font pas en une jour…

Là aussi, vous pourrez lire de superbes articles écrit par les animateurs du réseau Bella-Ciao.

Nous y passerons des jeux A LA LOUPE. Voilà, vous saurez maintenant. Ce n’est surement pas original comme titre de rubrique, mais… est-ce là le plus important ?

Pour l’instant, sont à l’écriture plusieurs articles. Citons Arriala, Thurn & Taxis, The Boss, Olympos. Peut-être même Un Monde Sans Fin. Bon, on vous parlera surement aussi d’Automobile. Bref, bientôt.

Nous sommes le 12 août 2012. En combien de temps allons nous tenir promesse ?


Bien éditer son 1er jeu

Loin de vous expliquer ce qu’est un bon jeu, on vous expliquera ici comment bien l’éditer (De toute façon, si vous éditez un jeu, c’est forcément que c’est LA création ludique du millénaire).

On vous parlera essentiellement de deux trois trucs un peu bassement technique et, de prime abord, le packaging et le conditionnement.

Vous voulez en savoir plus ? Il faudra revenir nous lire….


AVALAM

De la technique d’initiation dans l’animation !

Avalam est un jeu abstrait d’opposition à deux joueurs. Un jeu Noir Blanc… avec des couleurs.
L’objet de cet article est de pouvoir donner quelques techniques pour initier tout un chacun à ce jeu. En effet, si les règles sont simples, fonction de la façon dont elles sont expliquées, on peut perdre rapidement l’intérêt du visiteur. Le challenge est donc de faire passer la règle sans douleur et rapidement.

Du MétaConcept !

L’explication finira invariablement par une partie. Rapide, cette première partie ne sera intéressante et ne dévoilera l’intérêt du jeu que si au moins un des deux joueurs sait où il va, comment on doit jouer pour gagner. VOUS allez donc jouer et toute votre explication va tendre vers cette finalité : affronter un joueur (presque) au hasard devant les yeux des autres passants plus circonspects mais qui vont quand même regarder, donner des conseils, se prendre à l’ambiance du jeu…

Oui, vous allez jouer. Et vous allez même écraser votre pauvre joueur lambda. Sinon, il ne comprendra pas l’intérêt du jeu. Ni les autres spectateurs.
Il le prend mal ? Mais non, avec de l’humour, ça passe (« Je vous l’avais bien dit que je cherchais une victime »).
Et on peut rajouter une petite phrase sur l’intérêt de l’écraser si jamais vous sentez qu’il y a un rien d’orgueil qui vient d’être froissé: « si je vous laisse gagner, 1, vous ne voyez pas l’intérêt du jeu, 2, vous aller penser à juste titre que je cherche à vous le vendre à tout prix. Alors qu’en vous collant une volée, vous allez comprendre qu’il est malin ce jeu. Et, vous allez l’acheter pour vous entraîner chez vous qu’on puisse faire une revanche d’ici peu ! C’est normal que je gagne, j’y joue tous les jours ; si je ne gagnais pas, c’est qu’il n’y a aucune stratégie à ce jeu et que seul le hasard compte… » et ainsi de suite…

De l’Approche…

En surdimensionné, le jeu attire l’Oeil. C’est le moins qu’on puisse dire. Surtout dans sa version plateau marron et pions roses et verts fluo. Ca pique les yeux, mais il suffit de laisser le jeu trainer, installé et prêt à jouer pour qu’en permanence, des passants soient intrigués.
C’est le meilleur moteur. Alors, préparez le jeu, laissez le à portée de regard et immanquablement, des yeux se tourneront, des mains commenceront à soulever, replacer, re-soulever un, deux pions…

Et là, un simple question : « vous voulez essayer ? »

Pourquoi faire plus compliqué ? On va passer maintenant au plus ardu. Faire passer les règles. Pour cela, on va s’y prendre en deux temps.
Le but du jeu d’abord et comment on compte les points.
Puis le ‘comment on joue’.

Comment gagne-t’on ?

A connaître quasi par coeur :
« Le gagnant est celui qui domine le plus de piles à la fin du jeu. Pour dominer une pile, il suffit d’avoir un pion de sa couleur en haut de la pile. Quelle que soit la hauteur. »
« Une pile, c’est de 1 à 5 pions. On se moque de la hauteur et de la composition de la pile, celui qui compte, c’est celui qui est au dessus ».
Là, il faut joindre le geste à la parole. Dans un coin du plateau, on enlève quelques pions pour n’en laisser qu’un isolé. Laissons un vert par exemple. On veillera à avoir en main au moins trois pions de plus de la même couleur et au moins deux de l’autre couleur.
« Ce pion, tout seul, c’est une pile. Une pile ? Un point pour le vert. » Des phrases courtes, impératives, ça dynamise.
Placez alors un second pion vert (ça en fait deux donc). « Et là, ça fait combien ? »
« Deux points » – Vous : « Pour qui ? » « Le Vert »
« Un point » – Tournez vous vers une autre personne « Alors ? »,
La réponse ‘Deux points‘ devrait surgir. « Pour qui ? » « Le Vert »
« UNE pile, UN point ! »
Avoir semé le doute est plus percutant pour que les nouveaux joueurs retiennent la bonne règle. Et on va continuer comme cela sur les différents aspects du décompte de points.

Rajoutez alors un troisième pion vert : « Et ça ? … Une pile, un point, ça ça fait un point pour le vert. » Si le public reprend en chœur marmonnant votre phrase, vous êtes sur la bonne voie. Rajoutez éventuellement un : « Une pile, un Point, la hauteur on s’en moque…. Enfin, presque. En cas d’égalité, on regarde la hauteur des piles. Mais, ça, ça arrive tellement rarement, qu’on verra ça plus tard ».
Ponctuez par un magistral « UNE Pile, UN Point ! ».
Là, l’info est lâchée sur l’importance de la hauteur de pile. Mais vos joueurs apprennent à jouer et ce détail est facteur de méli-mélo. Si vous insistez sur la hauteur, ils ne vont chercher qu’à faire des piles de 5, ce qui est déjà une tendance naturelle. Pas la peine de la renforcer, au contraire.

Rajoutez un quatrième pion vert : « Et là, ça fait combien ? » Vous devez obtenir une réponse blazée du type : «Un point ». Si la réponse est hésitante, attention, c’est un signe que votre démo n’a pas assez percutée. Vous : « Pour ? » «Le Vert ! ».

Dans la foulée, rajoutez un pion de l’autre couleur : « Et là ? »
Normalement, vous avez des hésitations. Insistez dessus, faites un tour des propositions… et concluez : « Une pile, Un point. Le pion au dessus est rose, c’est pour le Rose ». Sur le ton de « Ralalala, je vous l’avais bien dit »
Montrez ostensiblement le dessous de la pile avec les 4 pions verts : « Ce qu’il y a dessous, on s’en moque, celui qui compte, c’est celui du dessus. »

A nouveau dans la foulée, au même rythme que précédemment, rajoutez un second pion rose. Vous avez donc une pile de six : 4 verts surmontés de deux roses : « Et là ? »…Hésitations…
Faites un tour des propositions. Il y aura bien des réponses du type : «Deux points pour le Rose ». Réponse : « Une pile, Un point. Alors ? »
Plusieurs réponses vous intéressent. Il est important que que la réponse «Un Point pour le Rose. » intervienne. Les cas ou, unaniment, le « C’est impossible » surgit sont rares. Entrainés par l’explication, les joueurs auront oublié la hauteur maximum et c’est d’ailleurs votre objectif : les prendre en défaut sur un ton humoristique mais pour repasser une couche sur ce point crucial du jeu.
Votre répartie, sur un ton faussement condescendant: « Mais non, ça c’est pas possible. La hauteur maximum, c’est 5. Je ne vous l’avais pas dit? Rhhaaaaaa, chuis vraiment méchant ». Petit sourire joueur de rigueur ! D’ailleurs, ne pas l’avoir dit auparavant marche encore mieux. Les joueurs ne pouvaient connaître la bonne réponse, commencent à vous en vouloir et à vouloir se venger de cette petite moquerie. On rentre dans le jeu. Tout le piment est là. Surtout pour vous. Si vous ne vous amusez pas en faisant cela, c’est un signe. Changez de métier, allez vendre des patates.

Autre répartie possible : « Y’EN A UN/E QUI SUIT ! » Vous êtes un homme ? Adressez ce compliment à madame. Vous êtes une femme ? Adressez le à monsieur. Jouez sur les rapports de séduction de base en titillant l’autre. Le défi est lancé, c’est essentiel pour l’esprit ludique. Sachez seulement le canaliser. Cela doit rester un jeu, rappelons le !

La Suite Maintenant…

Replacez les pions, et doctement : « Maintenant que l’on sait comment compter les points, voyons comment on joue… »

« On bouge une pile sur une autre pile adjacente. » Prenez en une située au milieu d’autre et faites le tour des possibilités à partir de celle sur laquelle vous avez choisi votre dévolu.
« Elle peut venir là, là, là…. » Faite le tour des 8 possibilités en partant à chaque fois de sa position d’origine.
Puis, rapidement, en prenant des pions loin ailleurs sur le plateau : « Mon adversaire fait ça, je répond ça puis il joue ça… »
« Ca n’a pas beaucoup d’intérêt, c’est juste pour vous montrer qu’on peut jouer où l’on veut tant que je respcte les trois règles : »
« - Empiler deux piles »
« - Qui sont adjacentes »
« – Sans dépasser 5 de hauteur »

« Je peux bouger mes pions, ceux de l’adversaire. Je fais ce que je veux. A moi de me débrouiller pour qu’à la fin, ce soient mes pions qui soient en haut des piles. »

« On joue jusqu’à ce qu’aucun mouvement ne soit plus possible. Comme on doit empiler à chaque fois, il y a de moins en moins de mouvements possible et le jeu se termine très vite. »
« Ca signifie aussi qu’on doit jouer même si le mouvement à faire ne vous plait pas. »

Et ça, il faut le dire sur un rythme assez enlevé. Vous avez fini d’expliquer les règles. Mais vos joueurs ne le savent pas. Il va falloir jouer votre meilleur show….

Maintenir le suspens…

C’est ce qui va faire qu’un de vos joueurs va accepter de jouer. A la suite de la dernière phrase, rajouter : « Il reste maintenant TROIS questions superbalaizes »… petit silence…

« La première ? »… petit silence… « Qui joue contre moi ? » Normalement, vous sentez un rien de soulagement. Que personne ne se désigne n’est pas un soucis : « Aller, il me faut une victime… vous ? » Laissez faire, faite le spectacle : « Hummm j’aime les victimes désignées d’office » ou encore « Quoi ? Vous envoyez votre petit copain à votre place ? Que neni, c’est contre vous que je vais jouer… » Et laissez les choses se faire, vous obtiendrez un volontaire qui n’ose pas trop s’avancer !

« Deuxième question superbalaizZzze… » « Quelle couleur je prend ? » Vous de répondre : « OUI ! Il y en a UN qui suit ! » « Alors, choisissez… »

« Dernière question SUPERméagablaize … » … « Alors, vous la voyez venir ?… » … « Qui joue en premier ! Allez… commencez… »

Et voilà, c’est parti. Jouez sans commentaire en vous donnant un air mystérieux. N’intervenez que pour rectifier un coup erroné. Et faite en sorte de gagner : le joueur doit avoir du fil à retordre pour goûter à la saveur de ce jeu.

Dès la seconde partie, laissez votre place : vos spectateurs savent jouer, ils n’ont plus besoin de vous, laissez les découvrir par eux-même. Laissez les vivre leur vie de joueur.
Éventuellement, montrez une fois un coup pour sauvegarder une pile. Vous savez : lorsque leur pile est en dernière position, dans un cul de sac et les deux autres sont à vous dans l’enfilement. Il faut qu’ils trouvent qu’en bougeant celle la plus proche de la leur sur l’autre, ils isolent une des leur, la sauvant du sur-empilement inéluctable.

C’est la FIN

Voilà, cette petite présentation est scénarisée, en jouant d’effets de présentation. Testée face à de nombreux publics différents, elle fonctionne, la mayonnaise monte et, alors que le scénar est tout tracé, alors que nous l’avons jouée et rejouée des centaines de fois (Des milliers ? Possible : Avalam est LE jeu auquel je fais le plus jouer et ce depuis plusieurs années maintenant), j’ai toujours autant de plaisir à faire mon show.

Cassandre
Le 7 août 2011


CASSE TOI POV’CON – Les Résultats

ET voilà, c’est terminé !

Pour les électeurs, on devait trouver les réponses suivantes :

Casse Toi Pov'Con - Electeurs

José (Bové),
François (Chérèque),
Georges (Clooney),
Liliane (Bétencourt),
Matthieu (D’Epenoux),
Julia (Roberts)
Pour cette dernière, c’est plus une inspiration qu’une caricature ressemblante – dixit les propos de Martin Vidberg himself ! Elle vous aura donné du mal ….

Le Gagnant est Damien B., premier à avoir trouvé 5 bonnes réponses !

Pour le jeu sur les Journalistes :
Là, c’est plus chaud ! Nous n’avons pas diffusé l’image des personnages pour de vagues raisons techniques. Du coup, pas de participations, on annule… Mais on vous donne quand même la réponse : Un seul Journaliste est inspiré d’une personne. David est son petit nom. Nul doute que vous ne retrouviez par vous même qu’avec cette tête de premier de la classe qui fayotte, il ne pouvait s’agir que de…. voilà, vous avez trouvé !

Les passants anonymes :

Casse Toi Pov'Con - les passants

- Sean (Connery)
- Kad (Mérad)
- Gérard (Depardieu)
- Maria (Cross)
- Muriel (Robin)
- Jean (Reno)
- Harry (Roselmack)
Maria est également plus une inspiration qu’une caricature également – dixit again Mr. Vidberg !
Et le gagnant est une Gagnante : Mélina C. !

Vous avez eu bien du mal avec les actrices parmi les plus célèbres ! Nos gagnants se voient gratifié d’un bon de 10 € à venir dépenser sur notre boutique en ligne que vous pouvez découvrir en cliquant sur l’image du jeu !


CASSE-TOI POV’CON Bis

A l’occasion de la sortie du Jeu,

CASSE-TOI POV’CON

On vous concocte un troisième petit jeu-concours :

3 – Retrouvez le prénom des personnages de la foule qui ne sont ni des électeurs ni des journalistes !

Pour cela, saisissez sur ce lien Facebook, les prénoms dans l’ordre.

Que gagne-ton ?

Le vainqueur de chaque concours gagne un bon d’achat de 10 € valable sur la boutique en ligne. Elle ou il pourra ainsi gagner le jeu Casse-Toi Pov’Con ou tout autre jeu édité par Cocktail Game ou même simplement avoir une réduction sur un jeu d’un autre éditeur si jamais il avait déjà toute la collection !

Et, dernière chose qui s’applique aux deux autres concours : En cas de non réponse totale pour chaque jeu pris séparément le 30 juin 2011 à minuit, c’est le participant ayant le plus de bonnes réponses et ayant répondu le plus tôt qui gagne. Fastoche, non ?

EDIT : Et on avait oublié : Vous pouvez bien sur acheter le jeu sur notre boutique en ligne. C’est LA !


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